lundi 25 janvier 2016




Samedi, le directeur général de l'OFPRA, l'Office Français pour la Protection des Réfugiés Apatrides, Pascal Brice, que je connais bien puisqu'il fut mon collaborateur et qu'il est devenu mon ami,  prototype du jeune haut-fonctionnaire moderne, efficace et humaniste, était à Tarbes pour rencontrer un groupe de migrants, réfugiés recueillis à Calais , et répartis sur l'ensemble du territoire.
Un groupe d'une quinzaine de Bidounes koweitis étaient ainsi arrivés à Tarbes sous la protection de l'Etat. Les Bidounes sont une minorité persécutée du Koweït, sans droits et sans papiers, des apatrides. Malheureusement, 8 d'entre eux étaient repartis à Calais dans la nuit. Et Pascal Brice venait passer son samedi à Tarbes pour convaincre ces migrants abandonnés de ne pas retourner à Calais où rien de bon ne les attendait, pour rentrer dans une logique d'intégration chez nous : demander le statut de réfugié, avoir des papiers, apprendre le français, bénéficier d'un logement décent... Dialogue compliqué avec l'aide d'une interprète, avec des hommes apeurés, méfiants, et globalement désireux de retourner à Calais.
Rien ne dit qu'il les a convaincus, mais cet échange était émouvant et édifiant quant à la rencontre de deux mondes.


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