lundi 30 janvier 2023

Lu « Lignes de vie » de Jean-Paul ENTHOVEN paru chez Grasset.

 On connaît l’auteur, présent dans le monde de l’édition depuis très longtemps
puisqu’il est directeur éditorial chez Grasset depuis 40 ans, qu’il fut longtemps journaliste au Nouvel Observateur, avant d’être éditorialiste au Point, auteur de plusieurs romans et essais dont un , « Le dictionnaire amoureux de Proust », écrit avec son fils, le philosophe très médiatique Raphaël ENTHOVEN, obtint le prix Femina des Essais en 2013. Il est le disciple de Pierre Nora et Maurice Clavel, l’ami, le frère même de Bernard Henri -Levy et Gilles Herzog, est ou fut l’ami de tant d’écrivains, de Kundera à Philippe Sollers en passant par Cioran, Michel Tournier ou Jean-Marie Rouart. Il préfère Stendhal à Houellebecq ce qui, par les temps qui courent, n’est pas si fréquent…

Bref, un homme qui « baigne » depuis longtemps dans le «Tout Paris » littéraire avec ce zeste de mondanité et peut-être de snobisme élégant, jamais vulgaire, et disons-le, assez sympathique. Notamment car l’homme a cette espèce de richesse si difficile à atteindre: l’humour sur soi-même.
Il livre là un livre original qui n’est ni un roman ni un essai mais une sorte de recueil. Mais un recueil de choses très très hétéroclites : il nous conte des récits autobiographiques ( il parle de son frère, mort avant sa naissance, de son père ou de sa mère en des termes émouvants), raconte certains de ses rêves, livre des citations de grands auteurs ou d’auteurs moins connus sur un peu tous les sujets, se réfère à Proust régulièrement, raconte ses rencontres avec Louis Aragon ou François Truffaut, théorise les dix commencements de l’amour et quatorze fois Casanova…
Car l’auteur aime les femmes, profondément, intensément, passionnément, plus Casanova, justement, que Don Juan, et c’est bien là le sillon central du livre. A ce titre il nous offre  aussi bien les portraits croisés d’Ava Gardner et Katharine Hepburn, que le récit de nombre de choses vécues avec les femmes - nombreuses à l’évidence - de sa vie, depuis les premiers élans enflammés jusqu’aux ruptures maladroites et lâches ou subies et désespérantes.
C’est facile à lire, amusant même, on dira même virevoltant, et si on ne s’y retrouve pas toujours du point de vues des idées, on y trouve beaucoup de portes à ouvrir au plan culturel et, notamment, littéraire .

Escapade au pays des Karens.

 Au Nord de Chiang Mai, en Thaïlande, dans les montagnes qui forment la frontière avec la Birmanie, on trouve des villages de cette ethnie birmane dont une grande partie a fui ce pays, persécutée par la junte jusqu’à l’accord de cessez-le-feu signé il y a une dizaine d’années. Après une marche harassante pour monter jusqu’à ce village, on découvre « l’hôtel bambou » de notre hôte, le délicieux Monsieur Ping . Son établissement n’a ni eau ni électricité, ses chambres sont un dortoir sans matelas. On se lave dans la rivière en contre-bas, et se couvre comme on peut pour ne pas trop subir le froid nocturne. Au petit matin on se regroupe autour du feu de bois, à même le sol, entre les deux bâtiments pour boire un thé chaud dont les feuilles viennent d’être cueillies sur l’arbre et servi dans des gobelets en bambou. On repart pour une bonne marche rencontrer un riziculteur qui laboure sa magnifique petite exploitation en espaliers , la charrue accrochée à un buffle, image d’Epinal de l’Asie éternelle. Puis viennent la femme qui tisse les costumes traditionnels karens sur un métier amovible qu’on fixe à une cloison et que l’on tend de l’autre côté en l’accrochant à sa ceinture, ou le maître es-vannerie qui confectionne des cages à poules pour sa ferme. Artisanat de toujours, rencontré sur tous les continents. On est dans un autre temps. Le soir, comme la veille, toujours cuit à même le sol sur le feu de bois, le dîner est une pure merveille: riz ( bien sûr!) aux légumes locaux et très divers, poulet au basilic … on s’amuse à imaginer si ces produits obtenaient le label « bio » !

Monsieur Ping, 55ans, taille moyenne et au physique sec, baragouinant un peu d’anglais émaillé de mots français, n’arrête pas du matin au soir. Il veut développer ce tourisme de niche au caractère rugueusement authentique pour payer des études à ses deux enfants. Une belle rencontre

mercredi 18 janvier 2023

Lu « L’homme qui plantait des arbres » de Jean Giono paru chez Gallimard.

 Un tout petit livre, une nouvelle. Qui se situe en Haute Provence bien sûr, au pays de
Giono au nord de ce qu l’on appelait jadis les « Basses Alpes » et aux confins du Vaucluse et du sud-Est de la Drôme. L’auteur-narrateur y randonnait en solitaire juste avant la guerre de 14-18 quand, vers 12 ou 1300 mètres d’altitude dans des paysages déserts et quelques hameaux en ruines, il rencontre un homme vivant comme un ermite, ramassant des glands, les triant et les…replantant . Il en avait planté cent mille ! Dont vingt mille étaient sortis. Et ils espérait que dix mille survivraient aux rongeurs et parasites divers. Pourquoi faisait-il cela ? Ayant perdu son fils unique et sa femme, il s’était retiré avec son chien et ses moutons et avait constaté que cet endroit crevait par manque d’arbres. Alors il en plantait. Des chênes pour commencer mais il envisageait d’autres espèces.

Entre les deux guerres, l’auteur apprit par un ami ingénieur des eaux et forêts que notre planteur avait été « mis sous surveillance » par l’administration pour vivre au milieu de cette magnifique forêt au risque d’y mettre le feu. Comme l’homme était silencieux et discret, personne n’imagina qu’il était le «créateur » de la forêt.
A la libération, le narrateur retourne sur place. Le planteur n’est plus là mais les villages ont retrouvé la vie, l’eau coule dans les fontaines.
On connaissait la parabole du colibri luttant goutte-à-goutte contre l’incendie ravageant la jungle : « si chacun fait sa part ». La parabole de Giono précède celle du colibri. Mais elle pourrait lui succéder !

Lu « Traité sur l’intolérance » de Richard MALKA paru chez Grasset.

 J’ai déjà dit l’estime, l’admiration, l’amitié même que je porte à Richard MALKA,
avocat de Charlie Hebdo, de Mila, de Baby Loup et de tant d’autres causes universalistes et laïques, romancier et essayiste aussi.

Il livre ici un petit essai bien passionnant qui traite de ce que j’appellerai le «noeud gordien » de l’islam: une religion sans hiérarchie ni autorité suprême, une religion diverse et éclatée, une religion qui compte autant de versions, de tendances et d’interprétations que d’imams à travers le monde. Et parmi ces tendances diverses, évidemment, on trouve les deux grandes interprétations du Coran qui se sont livrées une guerre idéologique pendant des siècles : l’Islam des Lumières, ouvert et tolérant et, l’islam politique, encore appelé islamisme, celui des intégristes salafistes et Wahhabites. Pour étudier ce schisme, l’auteur remonte au huitième siècle et nous emmène entre Bagdad et Bassora où naît la première école de pensée théologique de l’islam, celle des mutazilites . Une école qui prônait la raison et le libre-arbitre comme premier pilier de l’Islam. Une école vite concurrencée par les hanbalites, plus rigoristes et radicaux, pères justement des salafistes et des wahhabites. La guerre totale entre ces deux courants fut gagnée, on le sait, à plate couture par les radicaux. Alors MALKA, revenant à ces origines, interpelle l’islam et en appelle aux théologiens d’aujourd’hui pour les convaincre de relever le drapeau de l’islam des lumières. Il prône un retour aux sources de l’islam. Prêche-t-il dans le désert ? Un plaidoyer n’est pas un prêche, il fait appel à la raison. Et, même dans le désert, on a déjà vu des petites graines pousser….

lundi 16 janvier 2023

Lu « Inventaire 2012-2017 .

Retour sur un quinquennat « anormal » », ouvrage collectif de la Fondation JeanJaurès sous la direction d’Alain Bergounioux, Gilles Finchelstein, Maud Fassnacht et Mathieu Souquière. La Fondation Jean Jaurès créée il y a plus de 25 ans par Pierre Mauroy, alors Premier Secrétaire du Parti Socialiste, sur le modèle des grandes fondations politiques allemandes, mais indépendante du Parti Socialiste, et désormais présidée par Jean-Marc Ayrault , anime au quotidien le débat d’idées avec talent et efficacité, autour d’experts reconnus. C’est un très bel outil démocratique.

En novembre 2018, elle a publié cet «inventaire »du quinquennat de François Hollande, fruit d’un très gros travail collectif mobilisant plus de 70 personnalités pendant six mois, au cours de huit séminaires, sept auditions ( dont celles de François Hollande, Laurent Berger, Bernard Cazeneuve, Jean-Marc Ayrault…mais pas Manuel Valls pourquoi ?!) et deux rencontres publiques. D’entrée de jeu, je veux dire mon estime pour la qualité de ce travail, sérieux et honnête, même si je commencerai par trois critiques, l’une de forme et les autres de fond.
Critique de forme: le livre est truffé de citations…d’auteurs inconnus ! Cités comme des « intervenants au séminaire du …( telle date) ». C’est horripilant, exaspérant et, pour tout dire frustrant, y compris parce que tous les témoignages ne se valent pas . Une citation d’un ancien président ou premier ministre n’a pas le même poids que celle d’un conseiller ministériel….sans parler du fait que c’est contraire à la tradition académique : quand on cite, on dit qui, quand et où ! Voilà pour la forme qui n’est évidemment pas le plus important.
Sur le fond, mes deux critiques portent d’abord sur une tendance à l’amalgame quant à une sorte de tradition fâcheuse à échouer de la part de la Gauche au pouvoir, où l’on met un peu dans le même sac Mitterrand, Jospin et Hollande….comme si Mitterrand n’avait pas été réélu en 88 ( l’argument « oui mais ça ne compte pas parce que c’était à l’issue d’une cohabitation » me fait sourire. Le peuple français a-t-il été aveugle en 88? N’était-ce pas un affrontement droite/ gauche clair ?). Et renvoyer à la trahison des engagements c’est oublier que la quasi-totalité des 110 propositions de 1981 ont été tenues . Comme si, aussi, Jospin avait été sanctionné en 2002 pour sa politique alors que beaucoup de choses et d’études indiquent que son échec au premier tour était le fruit de la dispersion de la Gauche et d’une incapacité à faire une campagne de premier tour avant le second mais que, présent au 2ème tour, il l’aurait emporté sur Chirac ? Comme si la gouvernance Jospin n’avait pas été exemplaire ?
Ce qui, dans l’un et l’autre cas, n’est pas exactement la même chose que l’effondrement de 2012-2017 me semble-t-il….
Ma deuxième critique de fond est ce que j’appellerai la « retenue institutionnelle » que d’aucuns appelleront « on ne tire pas sur une ambulance »: elle concerne le rôle personnel de François Hollande, son comportement, ses méthodes, sa gouvernance, qui furent majeurs dans l’échec de la Gauche. Ce qu’on ose pas dire dans ce travail . Alors on tourne autour du pot, on procède par allusions ….
Entendons-nous bien : je ne plaide pas pour une exécution sur la place de Grèves et il n’est pas interdit d’être intelligent et parfois mesuré. Par exemple, je suis sévère avec le Premier secrétaire du PS qui résume ce quinquennat en un mot, TRAHISON. D’abord parce que ce n’est pas juste, tout le monde n’a pas trahi et il y eut de très bonnes réalisations, ensuite parce que c’est contre-productif : comment convaincre les citoyens de voter à nouveau pour les socialistes si ceux-ci sont des traîtres ?
Mais, pour autant, je plaide pour que les institutions de la Vème République étant ce qu’elles sont, celui qui exerçait le plus grand pouvoir porte la plus grande responsabilité de l’échec.
Par exemple, quand on évoque le rôle des « frondeurs » ( ah ! Je me souvenais que ce brave Olivier Dussopt en faisait partie mais j’avais oublié qu’il avait été un des premiers et des plus virulents …nous n’étions pas assez à gauche pour lui ! Voyez les réformes qu’il porte aujourd’hui ….), et que l’on mesure le caractère néfaste de leurs
« positionnement » -il faut bien appeler ça comme ça avec le recul -, je trouve qu’on exonère bien vite la responsabilité du pouvoir qui était face à un problème de gouvernance qui était loin d’être insurmontable. Mais, un jour on négociait , un autre on menaçait , un troisième on bafouillait…
Au total, ce qui est passionnant dans ce travail c’est qu’alors que le bilan législatif est objectivement conséquent et marqué du sceau du progrès, le résultat est tellement catastrophique que le Président a été contraint de renoncer à se représenter et que le score du candidat socialiste à l’élection présidentielle de 2017 a été ce qu’il fut !
Un bilan conséquent et plus qu’honorable ( j’avais même oublié avoir voté certaines de ces avancées majeures !) et pour finir, un DÉSASTRE.
Pour tenter d’éclairer ce mystère ou ce paradoxe, ce travail met un focus sur un certain nombre de sujets tout de suite évoqués quand on parle de trahison en commençant par la loi travail ou la déchéance de nationalité, bien sûr, ou la réforme des rythmes scolaires et la loi Notre par exemple. Analyse fine, sérieuse, honnête mais qui bute systématiquement sur la question de gouvernance entrevue plus haut, quoi qu’on en dise….
Un président qui n’aurait pas dû écrire « Un président ne devrait pas dire ça » pourrait avantageusement lire ce travail.

mercredi 11 janvier 2023

Vu « Avatar 2 : la voie de l’eau », le film de James Cameron.

 Eh bien oui, je me suis inscrit dans la longue, très longue liste des moutons de
Panurge ….ça me rappelle une anecdote que j’ai vécue dans les années 80 : en tant que collaborateur du Président de la République, chef des armées, l’Etat-major nous proposait de participer à des missions au sein des forces armées. Me voilà donc, un jour, en plongée à bord d’un sous-marin nucléaire en compagnie de .…Régis Debray ! Le soir lors du dîner au mess des officiers à quelques centaines de mètres sous l’eau, l’Amiral commandant la flotte de l’Atlantique interroge Régis : « pourquoi un ancien révolutionnaire comme vous se retrouve-t-il maître des requêtes au Conseil d’Etat ? ». Et Régis de répondre « Oh ! vous savez c’est comme quand vous marchez dans la rue et que vous voyez une longue file d’attente devant une boulangerie. Vous vous dites que le pain doit y être bon et vous vous mettez dans la file! » . Je dois dire que j’avais été interloqué par cette présentation des choses. Eh bien, tout cynisme mis à part, j’ai voulu aller voir ce film d’abord et avant tout pour découvrir ce que dix millions de mes compatriotes sont allés voir ( et le flot monte !) . Pour comprendre.

Résultat des courses : d’abord un parcours du combattant pour avoir des places qui se réservent 10 ou 15 jours à l’avance; ensuite, un film long, très long ( 3h15 !), trop long sans entracte ni pause. Quant au film, je dirais surtout que j’ai été bluffé. Des effets spéciaux ahurissants ( on comprend mieux le coût exorbitant de la production ..), un usage très sophistiqué des nouvelles technologies ( on vous distribue des lunettes à l’entrée pour voir en 3D), une qualité exceptionnelle des images et une beauté des paysages maritimes ou sous-marins. Quant au scénario j’allais dire peu importe, je n’y allais pas pour ça. Il y a des gentils ( une famille qui « se serre les coudes ») et des méchants surarmés qui veulent les exterminer, une gigantesque bataille navale avec plein de morts et, au bout du compte, la morale qui l’emporte.
Bluffé par la technique je n’ai été intéressé ni par l’histoire qu’on me racontait ni par l’imagination créatrice qui a inventé ces êtres vivants qui ressemblent à des humains mais qui n’en sont pas ou ces animaux qui volent et qui nagent et qu’on chevauche comme de dociles équidés. Forcément, on n’est pas sur terre mais sur la planète Pandora .
Mais j’ai mieux compris l’énorme opération commerciale au succès international si ahurissant. Je ne mourrai donc pas totalement idiot.

lundi 9 janvier 2023

Lu « La chorale des maîtres bouchers » de Louise ERDRICH, paru en livre de poche chez Albin Michel avec une traduction d’Isabelle Reinharez.

 Je n’ai pas souvenir d’avoir déjà lu un livre de cette autrice américaine contemporaine
considérée comme une grande signature de la nouvelle littérature indienne d’outre-Atlantique et récompensée par de nombreux prix prestigieux, et je suis heureux d’avoir réparé cette lacune. Ce roman est une saga familiale qui s’étend de 1918 à la fin de la seconde guerre mondiale: celle de la famille de Fidelis Waldvogel, un soldat allemand, tireur d’élite, rescapé de la grande guerre et qui, à l’issue de celle-ci, décide d’émigrer vers les Etats-Unis où il s’installe
 dans le Nord-Dakota et où sa femme le rejoint assez vite avec leur premier fils. Ils auront trois autres fils. Fidelis est boucher-charcutier de profession et son seul bagage d’émigré fut une valise de couteaux professionnels. Il s’installe dans la petite bourgade d’Argus et crée son petit commerce. Et comme il est chanteur, amateur mais passionné, il crée aussi une chorale, d’où le titre du roman. Cette saga familiale de l’entre-deux guerres est très révélatrice des tourments du monde de l’époque. Et c’est un livre bien écrit et d’une grande sensibilité.

mardi 3 janvier 2023

Au moment de formuler des vœux de nouvel an à votre destination, chers amis lectrices et lecteurs, je ne peux m’empêcher de jeter un regard rétrospectif sur 2022, l’année qui s’achève.


L’année de la guerre à nos portes…de l’horreur, de la barbarie.
L’année de Boutcha.
L’année de la révolte de la jeunesse et des femmes iraniennes, réprimée dans le sang. L’année de Mahsa Amini
L’année des talibans triomphants interdisant aux femmes d’aller à l’université ou de travailler pour les ONG.
L’année où l’on a passé le cap des 50.000 morts sur les routes migratoires du monde depuis 2014, dont 25.000 pour la seule Méditerranée.
L’année de la tentative d’assassinat de Salman Rushdie par un islamiste.
Et, en France:
L’année du scandale Orpea.
L’année où le Front National recueille 41% des voix au second tour de la Présidentielle et fait rentrer 89 députés à l’Assemblée Nationale…
L'année d’un service public hospitalier qui n’en finit pas de souffrir en martyre et de se battre aussi, courageusement .
L’année de l’inflation qui revient en force et dévore le pouvoir d’achat des plus démunis.
L’année de la canicule, du retour des incendies de forêt et du dérèglement climatique confirmé.
L’année de toutes les crises qui se conjuguent : guerre, pandémies, pénurie énergétique, inflation et crise climatique bien sûr. Cortège funèbre….
Et je ne parle pas des drames personnels que nous avons tous rencontrés dans nos vies familiales et amicales dont 2022 ne nous a hélas pas épargnés !
Alors que souhaiter pour 2023 ?
Un peu de mieux.
Un peu mieux de raison contre les passions et les obscurantismes.
Un peu mieux de solidarité contre tous les égoïsmes.
Un peu mieux de partage.
Un peu mieux d’humanisme.
Un peu mieux de tendresse.
Bonne année 2023 à toutes et tous.