lundi 17 mai 2021

Pendant ces journées de commémoration du quarantième anniversaire du 10 mai 1981,

 

    j’ai vu et entendu, dans plusieurs documentaires télévisés, François Hollande expliquer doctement que le titre du programme de François Mitterrand, « Changer la vie », ne pouvait qu’engendrer de la déception. 

Eh bien je pense que François Hollande soulève une vraie question, celle du décalage entre les discours démagogiques qui provoquent des espoirs illusoires et des déceptions inévitables. Celle de l’ardente obligation, pour la Gauche en tout cas, de faire appel à la raison, à la réflexion et à la mobilisation plutôt qu’à l’espoir aveugle fondé sur l’enthousiasme et l’émotion. Bref, promettre moins pour tenir mieux. C’est une question sérieuse et grave dont Mona OZOUF disserte régulièrement avec la pertinence et la culture convaincantes qu’on lui connaît. Mais, d’une part « changer la vie » (qui, soyons rigoureux, n’était pas le titre du programme de François Mitterrand en 1981 mais celui du Parti Socialiste en 1971...) n’était pas une formule si précise que cela. J’ajoute qu’elle a été plutôt suivie d’effets pour bien des français. Mauvaise pioche.
En revanche ce « Mon ennemi c’est la finance » du discours du Bourget ? Tourner sept fois sa langue dans sa bouche....

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire