
J'ai beaucoup aimé ce film, dont les acteurs sont exceptionnels Pierre Niney en particulier, où les émotions sont fortes, très fortes, où la subtilité des sentiments est convaincante.
Depuis le 1er octobre et la fin d'une longue, très longue bataille judiciaire, ce village est condamné à être totalement détruit et ses habitants vivent désormais avec l'angoisse de l'arrivée des bulldozers israéliens . Chronique habituelle de la multiplication des colonies israéliennes en terre de Palestine ? Oui, si on n'y regarde que superficiellement. Car Khan al Ahmar n'est pas situé n'importe où : à Jerusalem-Est, sa destruction permettrait aux colonies voisines déjà existantes de s'étendre et, tout simplement couper complètement Jérusalem de la Cisjordanie ce qui n'aurait, comme bien modeste conséquence, que d'entraver la continuité d'un futur - et hypothétique j'en conviens - État palestinien... Le Consul général de France à Jérusalem ne s'y est pas trompé puisqu'il va même jusqu'à déclarer que se joue-là la viabilité de la solution dite " à deux États" ....Khan al Ahmar est un nom qui ne vous dit peut-être rien mais qui pourrait avoir de bien lourdes conséquences dans une partie du monde déjà bien martyrisée, le Proche-Orient. C'est le nom d'un petit village de deux cents habitants installés là depuis des décennies. Un village bédouin de Cisjordanie. Un village palestinien situé en lisière de Jérusalem.
L'Union européenne a protesté avec véhémence. Mais elle s'est faite sévèrement rembarrer par le gouvernement de Netanyahou qui lui reproche de s'immiscer dans ses affaires intérieures, et de grossir artificiellement une affaire de relogement d'une population qui vivait jusqu'ici dans la précarité et l'inconfort et pourra désormais bénéficier d'une école neuve, l'eau courante, l'électricité et le tout-à -l'égout....qui pourrait désapprouver une telle générosité ?
Quant aux risques qui pèsent sur la solution du conflit, le Ministre de La Défense israélien LIEBERMANN, connu pour sa sagesse et sa modération, balaie l'argument d'un revers de la main : "qui peut croire, dit-il, qu'un conflit historique si complexe pourrait voir sa résolution empêchée par le déplacement d'u groupe de gens de quelques kilomètres ? C'est absurde."
Puisqu'il le dit .....
Pièce-culte racontant de l'intérieur le projet d'attentat de terroristes russes sous l'ancien régime et leurs débats internes. Internes au double sens "entre eux" et "en eux-mêmes".
Yanek ne pourra pas lancer sa bombe sur la calèche du grand Duc car les visages de deux enfants y apparurent.... aussitôt sa capacité d'agir pour la révolution est mise en cause par certains de ses pairs. Mais Dora l'aime et le soutient. Il finira par réussir dans sa tâche quelques jours plus tard. Vient alors le deuxième procès d'intention : a-t-il trahi ? Les a-t-il dénoncés ? Son exécution le lavera de tout soupçon. Et Dora, folle de douleur et de joie obtiendra le privilège de lancer la bombe suivante.
Ce qui m'a le plus ému dans ce texte, c'est...son contexte. Et, en particulier la distribution de la pièce quand elle a été créée : Maria Casares - l'amour fou et secret de Camus, révélé récemment par la publication d'une correspondance que je savoure à rythme lent - dans le rôle de Dora, Serge Reggiani dans celui de Yanek et Michel Bouquet dans celui de de Stepan . Magique... que ne suis-je né quelques années plus tôt pour voir cela sur scène !