Vote de l'Assemblée en faveur de la reconnaissance de
l'Etat Palestinien : la majorité est très large, près des deux tiers... Je ressens
une très profonde émotion. Il y avait longtemps que ça ne m'était pas arrivé
dans cet hémicycle.
mardi 2 décembre 2014
lundi 1 décembre 2014
L'OPH des Hautes-Pyrénées
Je
préside l'Office Public de l'Habitat des Hautes-Pyrénées. Fonction
bénévole je précise (par les temps qui courent …) et qui me
passionne.
Dans
cet organisme d'HLM de 7 725 logements, nous nous posons beaucoup de
questions sur la meilleure manière de répondre à la demande et à
ses caractéristiques qui évoluent sans cesse.
A
ce titre, nous inaugurons aujourd'hui un programme de 22 pavillons à
Tarbes en accession à la propriété, ce que nous n'avions jamais
fait encore. Des pavillons avec garage, terrasse, petit jardin et 2
ou 3 chambres à l'étage. Coût : 110 à 130 000 euros.
Eh
bien, en 6 mois, tout a été vendu !
Je
ne m'y attendais pas du tout en cette période de crise et je vais en
tirer toutes les leçons pour notre office.
Voilà
au moins 22 familles qui vont être très bien logées, chez elles.
vendredi 28 novembre 2014
C'est bien réfléchi, sans hésitation et sereinement, « oui à la reconnaissance de l'Etat Palestinien »
-
D'abord il y a ce conflit israélo-palestinien qui dure et
s'éternise.
Qui
pourrit tout.
Qui
se dégrade et s'aggrave.
Un
conflit « nourricier » de tant d'autres conflits. Le
conflit des conflits.
-
Ensuite il y a la voix de la France, celle des valeurs universelles
de la Déclaration des Droits de l'homme, celle qui doit faire
rayonner le triptyque républicain « liberté-égalité-fraternité ».
Une voix qui compte et qui doit compter, sans arrogance. Car nous
sommes membre permanent du Conseil de Sécurité, que nous disposons
de l'arme nucléaire et que notre armée est une des plus efficaces
du monde.
-
Enfin, il y a le Parlement français qui ne peut pas remplacer
l'Exécutif, seul en capacité de reconnaître un Etat, mais qui peut
et doit dire son mot y compris en politique étrangère. Un Parlement
souverain.
De
quoi s'agit-il là ?
Balayons
les arguties de l'UMP qui se contredit toute seule en nous disant à
la fois « c'est un abus de pouvoir » et « pourquoi
ne nous avez-vous pas associés ? Un consensus était possible
... »
Balayons
aussi les arguties politiciennes du porte-parole de l'UDI qui nous
alertait sur les réactions possibles à notre vote des « communautés
juives et musulmanes » … Soyons clairs et solennels :
dans la République, dans la culture républicaine, la tradition
républicaine, il n'y a de communauté que nationale ! Car on ne
qualifie pas un homme ou une femme par ses origines ou ses
appartenances religieuses mais par sa citoyenneté.
Il
y a des communautés israéliennes ou palestiniennes en France comme
il y a des communautés italiennes ou anglaises. Mais pas de
communautés « juive » ou « musulmane ».
Prenons
garde ! On ne peut pas dénoncer le risque du communautarisme et
employer ses mots, adopter son langage !!
(Il
n'y a pas de « communauté noire » non plus … et ceux
qui disent « oui mais ça se voit » sont dans la même
dérive. Non ça ne doit pas « se voir ». Ça ne se voit
que si on le « regarde »).
Balayons,
enfin, les arguties des borgnes qui condamnent – à juste titre !
– les engagements inacceptables du HAMAS et refusent de voir ceux,
tout aussi inacceptables des orthodoxes ultra-religieux de la droite
extrême israélienne …
Allons
au fond du débat.
Il
ne s'agit pas non plus de proposer ou défendre une solution à deux
Etats, israélien et palestinien, souverains et disposant de
frontières sûres et sécurisées. Non : tout le monde est
pour !
Enfin,
théoriquement …
L'objet
de cette résolution est de lancer un cri d'alarme : la solution
à 2 Etats ne sera bientôt plus possible ! Car NETANYAHOU et
son gouvernement de coalition de la Droite et de l'Extrême-Droite
religieuse la sabotent au jour le jour et sont en train de la couler
par le fond des océans d'illusions de la Communauté internationale.
Chaque
mois, chaque semaine, chaque jour, un peu plus de colonies, de colons
et un peu moins de terre pour les Palestiniens.
Pire !
Se met en place la « colonie-verrou », celle qui isolera
Jérusalem-Est de la Cisjordanie. Projet néfaste qui se conjugue
sous nos yeux avec la « colonisation » des quartiers
arabes de Jérusalem.
Le
Pire est en route.
Et
notre devoir est de lancer un cri d'alarme. De dire à Israël
qu'elle est de plus en plus isolée et qu'elle doit revenir à la
raison !
Alors,
on nous dit : « Attention, ce vote peut faire capoter les
négociations de paix ».
Mais
il n'y a pas de négociation de paix !!
Il
n'y en a plus. Depuis longtemps.
Et
Israël avance, pour rendre impossible, à court terme désormais, la
solution à deux Etats.
C'est
cela qu'il faut empêcher, pour donner encore une chance à la PAIX.
Dédicaces de Jean Glavany au Méridien d'IBOS-TARBES samedi 29 Novembre
Jean Glavany sera présent à la librairie du Méridien-Leclerc,
samedi 29 Novembre à partir de 16h,
pour dédicacer son dernier ouvrage "La mer est toujours ronde".
.
mercredi 26 novembre 2014
Blog mardi 25 novembre
Tunisie. 1er tour de l’élection présidentielle.
Dans un monde arabo-musulman si tourmenté, un exercice démocratique presque pur
et parfait. Peut-on faire la fine bouche ?
Attendons le 2eme tour pour en tirer les leçons. Mais, d’ores
et déjà, sachons lire 2 ou 3 choses simples :
-Marzouki, le Président-sortant, personnage respectable (Ô
combien !) a sûrement payé son alliance passée avec Ennahdha et son
indigence passagère avec les salafistes.
-Essebsi a sûrement rassemblé une coalition hétéroclite,
autour de son « Bourguibisme » pur, y compris des Ben-Alistes, mais
aussi de l’UGTT… Mais il a rassemblé ! N’est-ce pas le premier objectif en
démocratie ?
Cela dit, les résultats semblent beaucoup, beaucoup plus
serrés que les médias ne le disaient dimanche et lundi ! Prudence…
mardi 25 novembre 2014
Déclaration d'Aurélie FILIPPETTI
Aurélie
FILIPPETTI déclare que l'histoire de Florange est « l'histoire
de la crise de la parole politique ».
Je
ne sais pas si elle a raison. Je ne crois pas.
Ce
que je sais c'est qu'elle ne disait rien de tel quand elle était
Ministre.
Rien !
Pas un mot …
Ce
que je crois donc, c'est que « l'histoire de la parole
d'Aurélie FILIPPETTI est celle de la crise de la cohérence et de la
dignité républicaine. »
vendredi 21 novembre 2014
Mes lectures
Lus,
pendant quelques jours d'un long « voyage » :
-
« Meursault, contre-enquête » de Kamel DAOUD aux
Editions Actes Sud. Kamel DAOUD est un journaliste algérien – il
écrit au quotidien d'Oran et ses éditos sont très lus – de 44
ans, qui a eu une idée très intéressante : donner « l'autre
version » de « L'Etranger » de Camus c'est à dire
se placer à la place de la famille du jeune algérien tué par
Meursault sur la plage à Alger. Original et bien fait, le récit du
frère de Moussa, vieil homme dans un bistrot d'Oran, pose bien
entendu des tas de questions et réflexions sur la présence
française en Algérie, la décolonisation, l'identité algérienne.
Roman
à lire, même si l'écriture accroche parfois.
-
« Ce sont des choses qui arrivent » de Pauline DREYFUS
chez GRASSET.
C'est
curieux, la première partie de ce roman se situe au même endroit et
à la même époque que le « Charlotte » de Foenkinos :
sur la Côte d'Azur sous l'occupation. « Ce sont des choses qui
arrivent », sont, de fait, les affaires de famille dont on ne
parle pas. Dans l'aristocratie française de cette époque – mais
est-ce que cela a véritablement changé ? -, on taisait les
égarements conjugaux et les naissances de « bâtards »
(comme le mot résonne vulgairement).
Même,
et surtout, si le père naturel est juif. Triste livre, très bien
écrit.
-
« Pas pleurer » de Lydie Salvayre, au Seuil qui a obtenu
le Goncourt. Un coup de projecteur poignant sur la République
Espagnole, à travers un échange à distance entre Georges BERNANOS,
plutôt engagé du côté de la droite phalangiste mais très vite
bouleversé par les éliminations barbares des républicains dans
l'île de Majorque, et la mère de l'auteure, ou tout du moins de la
narratrice, qui avait 16 ans en 36 et qui a vécu un été de rêve
libertaire à Barcelone. On y voit décrits à la fois la violence
insupportable du franquisme naissant avec la bénédiction coupable
et compromise de l'église espagnole et, en face, les divisions
invraisemblables des républicains entre communistes staliniens et
anarchistes libertaires. C'est un très beau livre de témoignage sur
cette époque. Et comme la mère de la narratrice vit en France
depuis la guerre où elle devint réfugiée politique, c'est écrit
avec un français « hispanisé » qui, parfois, est tout
simplement de l'espagnol écrit comme il est parlé.Mais pourquoi
donc l'auteure et l'éditeur ont-ils renoncé à traduire en français
tous ces passages ??
Dommage
…Mais cela reste un Goncourt mérité.
-
« Voyage au bout de la nuit » de Louis Ferdinand CELINE,
dans la collection FOLIO chez GALLIMARD. Le livre-culte de CELINE.
Admirable. Même si les sentiments magnifiés par ce héros dans son
périple sont bien peu estimables : la lâcheté, le racisme, le
mensonge, l'incapacité de s'élever, à être généreux … Ça
fait beaucoup.
Mais
le livre est construit, cohérent, puissant.
-
« De sang froid » de Truman Capote toujours dans la
collection FOLIO chez Gallimard, traduit de l'anglais par Raymond
GIRARD.
Le
livre-culte du roman américain, tiré à plus de huit millions
d'exemplaires, et inspiré d'un épouvantable fait divers :
l'assassinat, en novembre 59 de la famille CLUTTER, dans leur ferme
de l'ARKANSAS. Je ne l'avais jamais lu et je comble un vide.
-
« La promesse de l'aube » de Romain GARY chez Gallimard.
Ça date de 1960 mais ça vieillit bien. Très bien. La très belle
histoire, autobiographique, d'amour entre une mère et son fils. Une
mère qui, avant-guerre, se sacrifie corps et âme pour son fils,
rêvant les plus belles choses pour sa destinée (« Tu seras
écrivain, ambassadeur, héros ... ») jusqu'à la séparation
de la guerre qui obligea le fils en question à la laisser seule et
malade à Nice. Pendant toute la guerre, chaque mois il recevra une
lettre d'elle. Une lettre d'amour et d'encouragement. A la
libération, quand il rentre à Nice, il apprend qu'elle était morte
depuis 3 ans et qu'avant de mourir, elle avait rédigé 250 lettres
pour lui, confiées à une amie chargée de les envoyer mois après
mois. Emouvant.
-
« Un cœur simple » de Gustave Flaubert chez Louis CONARD
éditeur.
Magnifique
petit livre d'un classicisme délicieux, contant l'histoire d'une
servante, dans un petit village de Normandie dans la première
moitié du 19e siècle. Quelle formidable écriture ! Flaubert
quoi.
- « L'immeuble
YACOUBIAN » de Alaa EL ASWANY, traduit de l'arabe égyptien par
Gilles GAUTHIER, aux éditions Actes Sud. Cet EL ASWANY est un
nouveau Naguib MAHFOUZ ! Sa chronique contemporaine d'un
immeuble du Caire et de ses habitants est un merveilleux conte des
faits et gestes d'une population diverse où toute la richesse et
toutes les avaries de l'Egypte moderne sont recensées. De
l'autoritarisme fascisant à l'islamisme qui ne l'est pas moins en
passant par la débauche et la corruption. Mais tout cela est d'une
immense sensibilité.
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