mercredi 22 mai 2013

Dimanche 19 mai





Toulon est champion d’Europe de Rugby. Et pourtant, Clermont était meilleure…Clermont a dominé territorialement, a maîtrisé la possession du ballon et montré une bien plus grande ambition de jeu !

Et le meilleur a perdu. Ca arrive dans le sport même si on ne peut pas s’en réjouir.

Je m’en réjouis pour Toulon, sa rade, son club et sa tradition rugbystique. Je pense à la famille Herrero qui a tant fait pour cette –belle - tradition.



Il me reste 3 réflexions :

-         Le match me rappelle la finale de la dernière Coupe du Monde perdue, par la France, d’un petit point aussi. Avec le même type d’arbitrage favorisant la défense, pas l’attaque. C’est dommage pour le rugby.

-         Ce Wesley Fofana, trois quart centre de Clermont, pourra-t-il apprendre à faire une passe à ses ailiers ? Je le lui souhaite. Qu’il prenne de la graine de Rougerie : celui-ci, ailier de formation, est devenu un merveilleux passeur.

-         L’arrière de Toulon, Delon Armitage, arrogant et chambreur au moment de marquer son essai, mérite un carton rouge. Un grand joueur ne tue pas l’esprit du jeu comme ça.



Samedi 18 mai




Visité l’Abbaye de Montmajour , à quelques kilomètres d’Arles, sous des trombes d’eau…à l’occasion d’une exposition d’œuvres des collections du CIRVA, le Centre International de Recherche sur le Verre et les Arts plastiques, mise en scène par Christian Lacroix. L’expo est quelconque mais les lieux…magiques ! Cette abbaye dont la construction s’étale du 11ème au 18ème siècle est à la fois cohérente, perchée sur un piton rocheux, et diverse. Riche de ces 7 siècles de construction justement.

Vendredi 17 mai




Vu, au théâtre du Capitole à Toulouse « Le Corsaire », le grand ballet académique crée en 1856 par Joseph Mazilier  à l’Académie Impériale de Musique de Paris, adapté ici, revisité par Kader Belardi, pour le ballet du Capitole qu’il dirige avec tant de talent. L’ambition de Kader : s’emparer d’un grand ballet classique, le créer avec les danseurs du Capitole pour qu’il devienne « leur » signature. C’est réussi. Et avec quelle ampleur ! Et cette danseuse espagnole, Maria Gutierez, a un bien grand talent.



vendredi 17 mai 2013

Jeudi 16 mai




Vu, à Garnier, une soirée de danse un peu exceptionnelle : 4 ballets, deux entractes, de la diversité dans tous les sens du terme :
-          « L’Oiseau de feu » de Maurice Béjart sur une musique de Stravinsky. La chorégraphie date de 1970. Et ça n’a pas très bien vieilli, quels que soient les mérites de Mathias Heymann. Bien, sans plus.
-          « L’après midi d’un faune », chorégraphie de Nijinski sur une musique de Debussy. Ça, ça date de 1912 et ça a très mal vieilli. Au point d’emporter les mérites de Benjamin Pech. Sans intérêt.
-          « Afternoon of a faun » de Jérôme Robbins sur la même musique. C’est moins vieux (1953) et beaucoup mieux préservé : un joli pas de deux avec Emile Cozette et Stéphane Bullion.
-          Enfin, le clou du spectacle : le «Boléro » (de Ravel bien sûr…). Mais pas le Boléro, si fameux, de Béjart. Une création de Sidi Larbi Cherkaoui et Damien Jalet avec l’aide de Marina Abramovic, la scénographe et plasticienne.
Un sacré moment de grâce !
Dû aux danseurs d’abord : imaginez, sur la même scène, Marie-Agnès Gillot, Aurélie Dupont, Alice Renavand, Muriel Zusperreguy, Jérémie Belingard, Vincent Chaillet…une pure merveille !
Ajoutez la chorégraphie si particulière de Cherkaoui, toute en ondulations.
            Et mettez, enfin, ce zeste si novateur de Marina Abramovic : un immense miroir placé en biais au-dessus des danseurs, des lumières tamisées et clignotantes ajoutant aux ondulations du chorégraphe, donnant l’impression d’une mer en mouvement, de flottement… Aurélie Dupont avec qui j’ai eu l’immense privilège de pouvoir m’entretenir à la fin du spectacle, me disait cette impression étrange partagée par les danseurs, de perte de repères verticaux, de flottement.
Un vrai bonheur en tout cas.

lundi 13 mai 2013

Blog du 3 au 13 mai


Vendredi 3 mai

De passage à Tunis au même moment qu’Elisabeth GUIGOU, nous sommes reçus ensemble par le Président MARZOUKI. Il nous livre deux ou trois pensées très fortes de son action :
1. « Il existe deux Tunisies. L’une rurale, religieuse et conservatrice ; l’autre urbaine, démocrate et progressiste.
Quiconque veut que l’une de ces deux Tunisies l’emporte sur l’autre fait une faute politique lourde ; notre devoir – mon devoir – c’est de les rassembler, de les faire vivre ensemble ».
2. « Depuis que la troïka a été mise en place, ce n’est pas sur le terrain des relations entre l’Etat et la religion que j’ai eu le plus de problèmes avec ENNAHDA. Sur ce terrain, ils ont toujours reculé. NON, c’est sur le terrain économique et social : ce sont de vrais libéraux ! Tandis que je suis de tradition social-démocrate … »
Entretien fort captivant.

Lundi 13 mai

Lu, pendant cette semaine de pause parlementaire :
1. « Passion arabe » de Gilles KEPEL paru chez Gallimard dans la collection Témoins.
Le journal de bord des voyages de l’auteur dans les pays arabo-musulmans en 2011 et 2012, au moment des « révolutions arabes ». C’est très vivant, très agréable à lire et, en même temps, très documenté ; très riche d’un point de vue culturel et historique. J’y ai appris plein de choses.
2. « Magellan » de Stefan ZWEIG paru chez Grasset dans la collection « Les cahiers rouges ».
Formidable biographie de ce très grand navigateur portugais qui, pour le compte du roi d’Espagne, réalise la première circumnavigation de l’histoire, témoignant spectaculairement que la terre était ronde. Une très belle aventure. Tragique puisque la flotte revint sans lui, mort dans une escarmouche aux Philippines.
3. « Bon petit soldat » de Mazarine PINGEOT paru chez Julliard.
Un autre journal de bord, celui de la campagne présidentielle de 2012, racontée par la fille du premier président socialiste de la Ve République. Le style est parfait, original puisqu’elle se met en scène sur le mode du « vous ». Et, au fond, Mazarine raconte comme une délivrance : ce lieu, l’Elysée où elle fut longtemps clandestine, elle peut enfin y entrer par la grande porte, invitée par François Hollande à la cérémonie de prise de fonction. Elle tourne aussi une page de sa vie. Une belle page, sensible et tendre.
4. « Le flutiste invisible » de Philippe LABRO paru chez Gallimard.
A travers 3 histoires, trois nouvelles, Philippe L. raconte ce que sont les « hasards de la vie », les « concours de circonstances » qui font qu’à tout moment un destin peut basculer dans le bonheur ou dans le tragique. C’est du Labro tout craché : bien écrit, très facile à lire, un brin superficiel.
5. « Deux vies valent mieux qu’une » de Jean-Marc ROBERTS aux éditions Flammarion.
Jean-Marc ROBERTS, l’éditeur, patron des éditions STOCK est mort il y a quelques semaines. Ce livre est son dernier livre, celui où il raconte sa maladie, son cancer. Il le fait en revisitant sa vie, sa jeunesse en Calabre, ses 3 femmes, ses 5 enfants, avec une délicatesse subjuguante. C’est un très beau livre.
6. « Les chaussures italiennes » de Henning MANKELL aux éditions du seuil, collection « Points », roman traduit du suédois par Anna GIBSON.
Henning MANKELL, romancier suédois contemporain raconte ici l’histoire d’un chirurgien à la retraite, seul et retiré dans une petite ile du fin-fond d’un archipel suédois prise dans les glaces 6 mois par an. Par les hasards de la vie et, plus particulièrement, de sa vie qui resurgit, une femme puis deux, trois, quatre … vont envahir son existence et lui donner un sens nouveau.
C’est bourré de tendresse et de subtilité.

mardi 30 avril 2013

Mercredi 1er Mai


20ème anniversaire de la mort de Pierre Bérégovoy.

Je me souviens avec émotion de tous les moments politiques forts que j’ai vécus avec lui aux côtés de François Mitterrand.

Je me souviens de l’homme du peuple et du militant simple et chaleureux.

Je me souviens de l’homme d’Etat et en particulier du ministre des Finances qui, après Delors, avait terrassé l’inflation,  « cet impôt sur les pauvres » disait-il.

Que la gauche d’aujourd’hui soit aussi bonne gestionnaire que Bérégovoy et qu’elle terrasse le déficit et la dette.

Hommage à « Béré ».

Mardi 30 avril


Lisez dans le Monde d’aujourd’hui la longue tribune libre de Gilles Kepel traçant un parallèle entre les affaires Merah en France et Tsarnaev aux Etats Unis. C’est très documenté et très intéressant.