...sur
des musiques de Bach, Ravel, Xenakis, Chostakovitch, Daft
Punk...
Magnifique
spectacle, divers, varié, rythmé, esthétique, émouvant.
Me
viennent deux réflexions :
-
Je tiens Preljocaj, le chorégraphe français d'origine albanaise,
installé à Aix, comme un des grands chorégraphes contemporains.
Mais j'ai pensé et écrit il y a quelques années que trop de
création tue la création et que Preljocaj, devenu une sorte de
stakhanoviste de la création chorégraphique avait perdu de sa
fraîcheur et de sa créativité à force de " produire" un
ballet tous les six mois.
Je
ne sais si j'ai été entendu et ça n'a aucune importance . Seul le
résultat compte et je remarque qu'après une pause salutaire, il a
retrouvé toute sa créativité.
-
Ensuite ce spectacle contient juste avant la fin, une chorégraphie
sur le Boléro de Ravel. Le fameux boléro. Il y a bien longtemps,
j'ai été bouleversé par la chorégraphie de Maurice Béjart sur ce
Boléro. Une création époustouflante et très émouvante. Je l'ai
revue 10 fois, vingt fois, dansé par des hommes ou des femmes, sans
jamais me lasser, toujours avec la même émotion. Et j'ai vu plein
de "boléros" qui ne lui arrivaient pas à la
cheville....sans doute parce qu'ils le "singeaient".
Eh
bien celui- la soutient la comparaison. Il n'efface pas celui de
Béjart, loin de là, mais enfin il tient la route sur un registre
très différent, moins enflammé, plus lent, plus collectif . Et si
c'est moins émouvant, c'est très beau et très intéressant.