lundi 30 mai 2016

vu « Julieta » de Pedro Almodovar


Le retour du grand Almodovar, celui qui met si bien en valeur les femmes et leur beauté, la sensibilité et la psychologie féminine…à travers le portrait d’une femme rongée par le sentiment de culpabilité après la mort de deux hommes dont son compagnon, et la séparation avec sa fille dont la douleur se réveille brutalement. Ca se passe de nos jours entre Madrid et la baie de Ferrol dans le Nord-est de l’Espagne et c’est d’une sensibilité touchante, bouleversante.

Vu « Demain » de Mélanie Laurent et Cyril Dion


Film-documentaire sur l’urgence écologique, tourné sur le thème « partout dans le monde, des solutions existent ». C’est parfois un peu naïf et bardé de bons sentiments, mais c’est assez pédagogique.

mardi 17 mai 2016

Café Society


Vu" café society" de Woody Allen. Un vrai délice. Les femmes y sont belles, très belles. L' intrigue amoureuse y est originale. Les dialogues y retrouvent le charme et l'humour des grands Woody Allen. L'ambiance y est d'une légèreté raffinée. Un vrai délice.

Déclaration du pape François


Le pape François reproche à la France " d'exagérer la laïcité " , ce qui met un bémol à son affirmation précédente selon laquelle " un état doit être laïc". Mais il ajoute " la France devrait faire un pas en avant à ce sujet, pour accepter que le droit à la transcendance soit un droit pour tous " . Merci au pape de nous indiquer le chemin d'un État  laïc dont il reconnaît la nécessité ... à condition qu'il suive scrupuleusement ses prescriptions !
Le problème, c'est que le droit à la transcendance existe bel et bien dans notre Republique !! Il faudrait juste que les religions en général, et la religion catholique en particulier , fassent un pas en avant à ce sujet, pour accepter que la transcendance n'est pas une propriété exclusive des religions, et que ce droit pour tous l'est aussi, en particulier, pour les non-croyants  ....

mercredi 11 mai 2016

10 mai 2016


1. Avec le retour des débats sur les rémunérations des dirigeants de grandes entreprises et les provocations récentes des patrons de Peugeot et Renault, je pense au débat que nous avons eu, en 2013, avec le Ministre de l’Economie de l’époque, un certain Moscovici. Les parlementaires socialistes de l’époque voulaient légiférer pour fixer des règles. Sa réponse avait été claire : « circulez, ya rien à voir ». Un visionnaire cet homme…



2. Les accusations portées contre le député Baupin sont graves et inadmissibles, très graves et condamnables si elles sont avérées. J’insiste sur ce point. Car c’est à la Justice d’en décider, pas aux parlementaires, séparation des pouvoirs oblige.

Je voudrais faire juste un commentaire : j’ai entendu cette bonne Clémentine Autain, jamais en reste d’une leçon à donner, dire ce matin dans une radio « tout le monde le savait et depuis longtemps ». Les bras m’en tombent ! D’abord parce que « tout le monde » ne savait pas. Pas moi en tout cas !

Et puis surtout, si elle savait, pourquoi ne l’a-t-elle pas dit ?? Aurait-elle laissé faire par son silence ?

Il se trouve que, dans ma vie politique, il m’est arrivé d’être témoin indirect d’un cas de harcèlement sexuel inadmissible dont la victime est venue se confier à moi. Je suis allé illico voir l’auteur et l’ai prévenu « ou bien tu arrêtes tout de suite ce genre de choses ou bien je serai obligé de les révéler ». Et elles ont cessé. Conclusion modeste : on a tous notre part de responsabilité et se taire n’est pas assumer.



3. Ah le 49.3 !! Comme élu du peuple et parlementariste convaincu, je n’aime pas du tout – mais alors pas du tout ! – cet instrument de ce que nos constituants de 1958 appelaient «  le parlementarisme rationnalisé » et qui n’est rien d’autre que l’expression d’une domination de l’exécutif sur le législatif.

               Je n’aime pas.

               Mais, d’une part on ne peut pas dire que c’est « antidémocratique » puisque cela figure dans notre constitution adoptée par… le peuple !

               Et, d’autre part, sur ce dossier particulier, celui de la loi El-Khomry, je veux dire ce que j’ai vu. J’ai vu un rapporteur du texte, Christophe Sirugue, faire un très remarquable travail de recherche d’un compromis. Je l’ai vu obtenir, jusqu’au dernier moment, des concessions notoires du gouvernement qui, il est vrai avait si mal entamé les choses avec la première version. Au point qu’on peut se demander aujourd’hui si ce handicap n’est pas source de tous les maux.... Je l’ai vu transformer, amender, améliorer ce texte et en faire un vrai texte de progrès social. Je suis prêt à en faire la démonstration bien sûr. Et j’ai vu, en face, des postures. Oh ! Pas celles de la droite ou du P.C. qui, pour des raisons inverses, exprimaient tous les conservatismes. Non, les postures de quelques socialistes qui ne voulaient pas de ce compromis et ont poussé le gouvernement au 49.3 comme si ils ne voulaient pas reconnaître le travail de Sirugue, admettre les avancées évidentes. Comme si ça les arrangeait d’en rester à la première version. 

C’est idiot et c’est dommage.

lundi 2 mai 2016

Vu « Mustang »

Vu « Mustang » le film de Deniz Gamze Erguven avec Gunes Nezihe, Doga Zeynep Doguslu notamment.
L'histoire de 5 jeunes sœurs adolescentes de la bourgeoisie turque de province contemporaine.
Une histoire toute en fraîcheur (au début en tout cas, avec la merveilleuse scène de la baignade et des jeux aquatiques d'une bande de jeunes garçons et filles sortant de l'école) et en douleur, celle de la prise en charge lente et inexorable de la religion autour de la perspective du mariage forcé. Certaines y céderont, une autre se suicidera, les deux dernières se rebellent. Pour celles-là, message d'espoir : une enseignante fidèle fera briller la promesse de l'émancipation par l'éducation.
Très beau film.

Vu, à la Halle aux grains à Bagnères de Bigorre, la compagnie chorégraphique I FUNAMBULI, présentant " petites pièces " de Fabio CRESTALE, danseur et chorégraphe, avec la participation de musiciens et d'une danseuse, Claire GANDOLFI, de l'Opéra de Paris. Peu de danseurs, deux femmes et trois hommes, et de musiciens, un pianiste et un violoniste, se rencontrent et échangent, les musiciens pouvant danser aussi, les danseurs jouent avec les instruments. Ce fut une bonne soirée avec un beau petit spectacle. Il n'y a pas que le rugby à Bagnères de Bigorre !