Vu, à la Halle aux
grains à Bagnères de Bigorre, la compagnie chorégraphique I FUNAMBULI,
présentant " petites pièces " de Fabio CRESTALE, danseur et
chorégraphe, avec la participation de musiciens et d'une danseuse, Claire
GANDOLFI, de l'Opéra de Paris. Peu de danseurs, deux femmes et trois hommes, et
de musiciens, un pianiste et un violoniste, se rencontrent et échangent, les
musiciens pouvant danser aussi, les danseurs jouent avec les instruments. Ce
fut une bonne soirée avec un beau petit spectacle. Il n'y a pas que le rugby à Bagnères
de Bigorre !
lundi 2 mai 2016
jeudi 28 avril 2016
Un " hijab day" à Sciences Po...
Je dis depuis longtemps que la société
française, souffrante, tendue et contradictoire, a bien mieux à faire que
d'organiser un débat public généralisé sur le port du voile par les femmes
musulmanes dans l' espace public, y compris parce que je pense que lorsque des
forces obscurantistes sont là , bien présentes, pour prononcer des amalgames
nauséabonds, il faut être bien sûr de ne pas tomber dans les amalgames
inverses.
Mais à condition de garder les yeux ouverts
!!
J'ai admis depuis longtemps qu'il pouvait y
avoir plusieurs façons de porter le voile, l'une imposée et violente,
instrument de domination et d'aliénation de la femme par l'homme qu'il faut
combattre absolument, et l'autre "librement consentie" que je veux
bien admettre.
Mais à condition, toujours, de garder sa lucidité ! Car si la France est
un pays de liberté, et doit absolument le rester, c'est aussi un pays de
solidarité à l'égard des femmes qui, à travers le monde se sont battues, et
parfois sont mortes, pour avoir le droit de ne pas porter le voile.
Car dans un cas comme dans l'autre, on ne
demande jamais à des hommes de porter le voile si vous voyez ce que je veux
dire.
Dans un cas comme dans l'autre, ça n'est pas
l'égalité femmes-hommes qui est affichée, si vous voulez que je sois plus
clair.
Alors, à partir de toutes ces considérations,
voir la grande école des Sciences-politiques, Sciences-Po Paris, cet
établissement où j'ai étudié puis enseigné avec passion, accepter que soit
organisée en son sein une manifestation de soutien au port
du hijab a quelque chose pour moi d'ahurissant. Faut-il être aveugle
pour ne pas voir que cette initiative, prétextant "ouvrir le débat
sereinement pour banaliser une tradition culturelle inoffensive " est le paravent d'idées beaucoup moins nobles
? Quelle sera la prochaine étape ? Où s'arrêtera-t-on dans cette course folle à
la glorification de nos différences ?? Quand se remettra-t-on enfin à célébrer
ce qui nous unit et nous rassemble ?
lundi 25 avril 2016
Lu " En attendant Bojangles" d'Olivier Bourdeaut.
L'auteur a 35 ans et c'est son premier roman, qui a tout
de suite obtenu un accueil notoire : grand prix RTL-Lire, Prix du roman de France-Télévisions,
et prix du roman des étudiants de France-Culture et Télérama. Rien que ça...
C'est d'ailleurs ce "battage médiatique" qui a attiré mon attention.
Le livre se lit facilement, il est assez court, et révèle un talent d'écrivain
bien réel, original par son côté "j'écris comme parle un enfant avec
naïveté et immaturité", puisque le narrateur est un petit garçon qui vit seul
avec ses deux parents (on ne sait ni où ni quand...) et va voir sa structure
familiale incroyablement soudée dans un
amour délirant, ravagée par la folie de la mère.
Un premier regret : l'émotion
ne vient que sur la fin, dans les dernières pages, quand vient la tragédie. Un
deuxième regret : le récit est émaillé de quelques chapitres écrits en
italique, et racontant une autre histoire dont on devine qu'elle est plutôt une
autre époque de la même vie familiale, probablement la naissance du couple des
parents, sans qu'on en soit bien sûr.
Mais
c'est assez prometteur.
vendredi 22 avril 2016
22 avril 2016
Le plat pays qui fut le sien, nous a réservé aussi un
bain de jouvence culturelle : de la magnifique expo Modigliani du LAM de Villeneuve d'Ascq, en passant par
l'extraordinaire " Piscine" de Roubaix, (cette très vieille piscine
formidablement transformée en musee d'art moderne aux collections qui
s'effacent devant le lieu sublime), les Rembrandt et les Veermer du Rijks
d'Amsterdam ( ah ! Cette Ronde de nuit majestueuse ..), les Van Gogh du
Kroller-Muller ( et notamment ceux de la période Arlésienne), les Picasso et Miro de l'Xpo center de Bruges
( Oh ! Cette ville, quelle beauté...), je me suis gavé, loin des tourments
politiques . Allez : ils reviendront bien assez vite, on me pardonnera cette si
belle récréation.
22 avril 2016
Un petit périple dans le plat pays qui fut celui de Brel.
En commençant par la douleur de l'Europe ; en finissant par la souffrance de
ceux qui viennent en Europe.
Bruxelles pour commencer : un moment de recueillement
devant le mausolée improvisé en plein cœur de la ville, en mémoire des victimes
des attentats du mois dernier. Tard le soir, la nuit enveloppant ce tapis de
bouquets, l'émotion est très forte.
Calais pour finir. Je voulais voir de mes propres yeux,
connaître personnellement la jungle, les conditions de vie des migrants bloqués
à l'entrée du tunnel, le travail des associations, l'attitude de l'Etat. J'en
ressorts édifié. Des migrants essentiellement Afghans , chaleureux, polis, pas
agressifs. Des associations qui font un travail admirable. Et l'Etat qui semble
avoir pris toute la mesure du dossier, avec tous ces équipements installés ,
ces logements préfabriqués, ce centre d'accueil de jour, celui pour les femmes.
Je n'ai pas eu honte de mon pays en voyant tout le travail accompli. Mais le
plus dur reste à faire : éradiquer le reste de la jungle, en transférant
ailleurs, en hébergeant sur place, en reconduisant certains...Difficile. Pascal
Brice, le directeur de l'OFPRA, qui est un ami et m'accompagnait, en est
capable et le gouvernement ferait bien de le suivre.
jeudi 21 avril 2016
L'origine de nos amours" d'Erik Orsenna
Lu "L'origine de nos amours" d'Erik Orsenna , paru
chez Stock. Le dernier livre de notre jeune académicien ( même s'il semble
qu'il ne soit plus le benjamin du quai Conti ! Le temps passe). Un bel hommage
rendu à son père disparu, autour d'un dialogue romancé dont on ne connaît pas la part
autobiographique, et sur un thème de corne-cul : mais pourquoi donc , toi et
moi, ne sommes-nous pas heureux en amour ou, plus précisément, pourquoi
sommes-nous des instables de l'amour ? Toutes les explications y passent,
depuis les origines cubaines jusque la présence éventuelle d'un gène ! Un vieux père allant vers la mort, parlant
d'amour avec son fils, c'est déjà
original. Mais , de plus, c'est léger et bourré
d'humour et ça se lit très facilement.
vendredi 15 avril 2016
François Hollande « face aux citoyens » …
« Face
aux citoyens » ??
Ouais
… je resterai toujours dubitatif face à ces émissions qui, peu ou
prou, restent des opérations de communication conçue par des
communicants, parfois même des énarques-communicants dont on
connaît le talent.
François
HOLLANDE s'est livré avec ténacité, comme on le connaît à une
« défense et illustration de sa politique ». Le problème
est que les français ne l'entendent pas ou, plutôt ; ne
l'entendent pas comme ça. D'où la nécessité d'être précis,
concret, argumenté pour, peut-être, être convaincant.
Un
seul exemple : quand il développe sa thèse – à laquelle
j'adhère partiellement car la hausse du chômage reste une tâche –
selon laquelle la France « va mieux » qu'en 2012, il dit
« les français payent moins d'impôt ». Aïe, aïe …
« Moins d'impôt qu'en 2014 mais plus qu'en 2012. Et les
français le savent donc ils pensent « allez, il ne dit pas la
vérité » et voilà la panne de crédibilité.
Pour
le reste, j'attends toujours que François Hollande nous dise ce que
c'est que la République française, ce que les français ont à
faire ENSEMBLE, dans la suite de leur longue histoire, et comment on
peut construire l'avenir.
En
matière de « récit national », (je n'ai pas dit
« roman » ! le roman est une fiction ; j'ai
bien dit « récit ») je reste toujours sur ma faim.
Une
vision, un cap, un jour ?
Inscription à :
Articles (Atom)