Mardi 10 décembre à 9h, Jean Glavany sera l'invité de BFM pour commenter en direct l'hommage à Nelson Mandela.
Mardi 10 décembre à 19h45, Jean Glavany sera l'invité de la Chaîne Parlementaire, en direct dans "ca vous regarde".
lundi 9 décembre 2013
Film "La Marche"
Lundi 9 décembre
Vu « La Marche », film de
Nabil BEN YADIR, avec Olivier GOURMET, Jamel DEBBOUZE…etc. Un film
militant sur la marche pour l’égalité de 1983. C’est militant, donc un peu
caricatural, mais bon. Je partage l’engagement.
Journée d'élu sur le terrain bigourdan
Dimanche 8 décembre
Hier, journée d’élu, sur le
terrain bigourdan.
A Laborde, petit village des
Baronnies – Quelle beauté des paysages ! Quelle lumière en ce matin
d’hiver ensoleillé ! –, entre Bagnères de Bigorre et Lannemezan, 170 ou
180 habitants, nous décorons des élus de la république, des élus municipaux qui
se dévouent depuis des décennies pour l’animation et le développement de leur
village. Des gens simples et modestes mais des serviteurs insatiables de la République.
A Tournay, remise de la Légion d’Honneur à Josette
Fourcade, maire de ce chef-lieu de canton. Femme modeste et simple elle aussi,
mais femme modèle de la
République pour son dévouement à ses concitoyens.
Dévouement et efficacité !
Cette femme incarne le combat pour les services publics en milieu rural, à
commencer par celui pour ses écoles et ses collèges. Un succès admirable.
Nelson MANDELA
Samedi 7 décembre
J’affirme qu’en perdant Nelson
MANDELA, l’humanité perd son plus grand fils.
« Liberté-Egalité-Fraternité »,
ce triptyque né de la philosophie des Lumières, de la révolution française et
de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, a fait le tour du monde
et fait référence, peu ou prou, pour la communauté internationale.
Eh bien, dites-moi, quel homme a
porté au plus haut ces 3 combats pour la liberté, l’égalité et la
fraternité ?
Nelson MANDELA et personne
d’autre.
Ce prisonnier politique pendant
27 ans incarne le combat pour la liberté.
Ce militant anti-apartheid s’est
battu pour l’égalité entre les hommes, quelle que soit la couleur de leur peau.
Ce passionné de la fraternité,
devenu Président de son pays, a fait triompher l’esprit de réconciliation
contre celui de vengeance.
Mandela, plus grand fils de
l’humanité.
vendredi 6 décembre 2013
MANDELA, l’icône et l’homme simple
Ma passion pour l’Afrique du Sud
date de 1994. Jusque là, j’avais été un militant anti-apartheid, comme beaucoup
de militants progressistes du monde. Je précise « progressiste » car la Droite européenne et
française en particulier avait les yeux de chimène pour le régime blanc de
l’apartheid et nous envoyait sa police quand nous allions manifester devant
l’ambassade d’Afrique du Sud. Ils ont changé, tant mieux.
En 1994, j’eus l’immense
privilège comme jeune parlementaire, de participer avec quelques parlementaires
français, à une mission européenne de surveillance et de contrôle des premières
élections libres en Afrique du Sud. Bouleversant souvenir, sans doute le plus
beau de ma vie politique : voir naitre une démocratie et participer,
concrètement, à son accouchement.
On imagine mal aujourd’hui la
difficulté de l’exercice : dans sa violence inhumaine, le régime de
l’Apartheid, en niant les droits du peuple noir avait, en particulier, nié son
existence juridique. Les citoyens noirs n’étaient pas reconnus ! Ils
n’avaient ni état civil ni papiers d’identité ! Si bien qu’on ne disposait
pas de listes électorales et, donc, on ne savait combien ils seraient à voter …
Les bureaux de vote allaient donc faire d’une pierre deux coups : avant de
voter, on donnerait un état civil et des papiers à chaque citoyen noir …
Chacun garde en mémoire ces files
d’attente interminables devant les bureaux de vote : cette réalité
impensable en était la cause, tout autant que l’enthousiasme participatif du peuple
noir. Dans le township où j’avais été affecté, dans la banlieue de DURBAN, je
me souviens de cette vieille femme dans une file d’attente de plus d’un
kilomètre, qui attendait patiemment assise sur un seau renversé. Elle
m’interroge sur l’explication de cette attente et tandis que je lui souhaite bon
courage, elle me répond : « vous savez, j’ai attendu soixante dix ans
pour vivre ce moment, je peux bien attendre quelques heures de plus » …
En rentrant en France, je
transmets un rapport au Président de la République , François Mitterrand, avec qui j’avais
travaillé dix ans et à qui me liait une fidélité sans faille : je voulais
qu’il sache ce que j’avais vécu.
Trois mois plus tard, en juillet
94 donc, François Mitterrand m’invita à l’accompagner lors de ce qui restera
comme la première visite d’un chef d’Etat au nouveau pouvoir sud-africain.
C’est de là que date ma première
rencontre avec Nelson MANDELA, sur le tarmac de l’aéroport de Johannesburg
lorsque le président français lui présenta la délégation officielle française.
Quelques mots, quelques phrases peut-être : je lui dis l’émotion et le
bonheur qui fut le mien trois mois plus tôt. Et lui, chaleureux, simple, de me
remercier de ma contribution à la nouvelle Afrique du Sud !
On a tout dit, tout écrit sur
Nelson MANDELA, l’immense personnage, l’homme de courage dans le combat contre
l’apartheid, le prisonnier politique du pénitencier de Robben Island, le chef
charismatique de l’ANC, le père de la nation sud-africaine, que ses
compatriotes appellent « MADIBA ».
On connaît peut-être moins
l’homme simple et chaleureux.
Trois ans plus tard, en 1997, je
représente le Parti Socialiste français au Congrès de l’ANC à MAFIKENG dans le
Nord du pays. Congrès important puisque Mandela y quitte les rênes de l’ANC
pour les transmettre à Thabo M’BEKI le futur président, fils d’un de ses
compagnons de captivité dans le pénitencier de Robben Island. Et là, par le
hasard d’une réception offerte aux délégations étrangères, je me retrouve nez à
nez au buffet avec … Nelson MANDELA ! J’engage la conversation et lui,
toujours simple, chaleureux, ouvert m’accorde un long très long entretien, un
verre à la main … Il m’interroge sur qui je suis, d’où je viens et je lui
redis, plus en détail ce que j’ai vécu lors des premières élections libres.
Mais je veux le faire parler, en particulier sur cette incroyable propension à
rassembler qui est la sienne : comment, après tant d’années de souffrance
et d’emprisonnement, peut-il être aussi magnanime et rassembleur. « Sans
doute ma nature me porte-t-elle à cela, je n’ai pas un caractère vengeur. Mais
surtout j’ai acquis depuis longtemps la conviction que c’est l’intérêt de mon
pays. Vous savez, dans ces longues années de prison, on a l’occasion de réfléchir
à tout ça … ».
Je l’interroge aussi sur sa
succession si rapidement organisée par lui. Il me dit que sa
« responsabilité, après la fin de l’apartheid et l’avènement de la
démocratie, c’est de penser à l’avenir et de passer le témoin, sans
s’accrocher »…
Nous parlâmes ainsi un long
moment et si j’ai un vrai regret, c’est de ne pas avoir pris en note tous ces
échanges dès la fin de la conversation. Mais l’homme m’était apparu tout aussi
charismatique que sa réputation planétaire et, en même temps, simple,
chaleureux, jovial.
Quelques années plus tard, c’est
en 1999 ou 2000, je retourne en Afrique du Sud avec Lionel JOSPIN alors 1er
Ministre et dont j’étais le Ministre de l’Agriculture.
Mandela n’est plus au pouvoir, il
nous reçoit à son domicile. Après l’accolade et les photos sur la terrasse
entre les deux hommes, Lionel présente la délégation ministérielle qui
l’accompagne en commençant par Hubert Védrine. Quand vient mon tour, Mandela me
regarde et dit « Eh you ! I know you ! »
Je lui rappelle nos 2 rencontres
et lui dis ma surprise qu’un immense politique comme lui se souvienne du
modeste responsable politique français que je suis.
« Of course I remember you ! »
me dit-il. Puis il ajoute “And you ? Do you remember me ? »
Eclat de rire général. Car Mandela avait un humour fou.
C’est ce que me rappelait
récemment George BIZOS, son avocat et ami, blanc, des dures années de
l’apartheid.
« Quand Mandela est
emprisonné à Robben Island (pénitencier sur une petite ile au large du Cap), je
lui rends visite pour la 1ère fois. On me dit d’attendre au port. Il
arrive dans un pick-up entouré de 5 ou 6 hommes en armes. Il se jette dans mes
bras. Mais nous nous rendons vite compte, lui et moi, qu’un blanc et un noir
qui s’étreignent affectueusement, ça déplait fortement à ses gardiens et que la
tension est vive. Alors, Mandela, pour détendre l’atmosphère dit « Eh
Georges ! Que je suis bête ! Je manque à tous mes devoirs, je ne t’ai
pas présenté les compagnons qui m’accompagnent ». Et ils me présentent un
à un par leur prénom, les gardiens en armes pour que je leur serre la main
…
Tel était l’homme. L’immense
héros du combat contre l’apartheid, cet homme charismatique au courage
exceptionnel, était aussi et surtout un homme simple, chaleureux, drôle. C’est
le privilège des grands hommes, ceux qui font progresser l’humanité : plus
ils sont grands plus leur comportement est modeste et lumineux.
jeudi 5 décembre 2013
Moment d'un couple
Lu « Moment d’un
couple » de Nelly Alard, paru aux éditions Gallimard.
Un roman très contemporain qui se
déroule à Paris dans les années 2000 dans le milieu « bobo » le plus
classique : un homme, journaliste, une femme, ingénieure informaticienne
35 ou 40 ans tous les deux et leurs deux enfants en bas âge.
L’homme a une liaison avec une
autre femme et l’annonce à la sienne. Banale affaire me direz-vous. Oui.
Sauf que la tierce personne est
une élue du P.S., normalienne et médiatique (toute ressemblance avec une
personne existante est, bien entendu, légitime…). Et celle-là est très
exigeante puis envahissante, harcelante, hystérique…
Et même si l’homme comprend vite
l’impasse impossible dans laquelle il s’est engagé, même s’il revient vite vers
sa femme et ses enfants, le couple va se déliter sous les coups du harcèlement
invraisemblable.
Edifiant quant aux capacités
manipulatrices des femmes et la lâcheté des hommes…
dimanche 1 décembre 2013
Proposition de loi sur la prostitution
Mardi,
je voterai la proposition de loi sur la prostitution. Je la voterai par raison
mais sans enthousiasme. Par raison d’abord.
Je
connais peu le sujet et, même si je m’y intéresse depuis quelques semaines, je
ne le maitrise pas du tout. Et, dans ces cas-là, je délègue : les deux députés
qui sont en charge du dossier au sein du groupe socialiste, Maud OLIVIER et
Catherine COUTELLE, sont des femmes remarquables, qui ont beaucoup bossé le
sujet. Je leur fais confiance.
Ma
raison me porte aussi à la discipline : je voterai comme mon groupe car
j’en ai un peu marre de la valse des égos …
Mais
ce n’est pas tout : ma raison me pousse à approuver tout ce que propose ce
texte sur deux volets essentiels, la lutte contre les mafias et le proxénétisme
d’une part, la protection sociale et l’aide à la réinsertion des prostituées
d’autre part.
Tout
cela, je le voterai avec détermination.
Reste
cette histoire de la « pénalisation » des clients. Je ne sais pas
pourquoi cela ne m’enthousiasme pas.
Serait-ce
l’amalgame selon lequel, toute prostitution est une violence faite aux
femmes ? Ca l’est, assurément, dans l’immense majorité des cas. Mais pas
dans la totalité.
Serait-ce
le caractère antisocial du projet ? Qui va payer ces amendes ? Pas
les plus riches en tout cas …
Serait-ce
le côté moralisateur du dispositif ?
Je
ne sais.
Mais
ce volet-là ne m’enthousiasme pas.
Je
le voterai avec le doute au fond de l’esprit.
Inscription à :
Articles (Atom)

